L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a procédé, le 17 juin 2026 à l’Hôtel Kaloum, à la clôture de la formation consacrée au renforcement des capacités des acteurs judiciaires en matière de lutte contre la cybercriminalité qui a regroupé plus d’une centaine de participants (Magistrats, OPJ et auxiliaires de justice).
Organisée avec l’appui du programme WARDIP et de la Banque mondiale, cette session visait à mieux outiller les professionnels de la chaîne pénale face aux infractions commises au moyen des technologies numériques. Elle a également permis de renforcer les échanges entre les différents acteurs impliqués dans la prévention, l’enquête, la poursuite et le traitement des actes de cybercriminalité.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique impulsée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi Doumbouya,en faveur de la transformation numérique, de la souveraineté technologique et de la sécurisation du cyberespace national. Elle traduit également l’accompagnement du Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, ministère de tutelle de l’ANSSI, conduit par Monsieur Mourana Soumah.
Elle a aussi été rendue possible grâce à la collaboration avec les institutions concernées, notamment le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le Ministère de la Défense Nationale, le Ministère de la Sécurité, le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale et de la Justice Militaire, ainsi que l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire engagés dans la lutte contre la cybercriminalité.
Durant la formation, les participants ont travaillé sur plusieurs thématiques essentielles : la cybersécurité, la cybercriminalité, la preuve numérique, les investigations numériques, la protection des données à caractère personnel, les modes opératoires des cybercriminels, ainsi que les défis juridiques et opérationnels liés au traitement des infractions cyber.
Dans son allocution de clôture, le Directeur Général Adjoint de l’ANSSI a rappelé que les infractions commises à travers les outils numériques évoluent rapidement et touchent aujourd’hui les citoyens, les entreprises, les institutions, les données personnelles, et parfois même la continuité des services essentiels.
Il a souligné que la réponse à ces menaces ne peut pas être uniquement technique. Elle doit aussi être juridique, judiciaire, organisationnelle et humaine. À ce titre, le rôle des magistrats, des officiers de police judiciaire et des autres acteurs du système judiciaire demeure essentiel pour constater, poursuivre et traiter efficacement les infractions liées à la cybercriminalité.
L’ANSSI a salué l’engagement des magistrats, officiers de police judiciaire et autres participants ayant pris part à cette session. Leur présence et leur participation active témoignent de l’importance accordée à la lutte contre la cybercriminalité, devenue un enjeu majeur pour la sécurité, la justice et la souveraineté numérique de la République de Guinée.
Au nom des participants, le représentant des participants a exprimé sa gratitude pour la qualité de la formation et la richesse des enseignements partagés. Il a indiqué que cette session leur a permis de mieux comprendre le cadre juridique applicable, les infractions cybercriminelles, les méthodes utilisées par les cybercriminels, la chaîne pénale en matière numérique, ainsi que les rôles respectifs des OPJ, magistrats, experts et auxiliaires de justice.
Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les services d’enquête, les magistrats, l’ANSSI, l’ARPT, l’ANDE et les experts. Ils ont recommandé la poursuite de ce type de formation, l’élaboration d’un guide pratique sur les infractions cyber, les procédures et la preuve numérique, ainsi que la désignation de points focaux cyber dans les unités d’enquête et les juridictions.
À l’issue de la formation, une évaluation de satisfaction a été réalisée auprès des participants. Les retours recueillis font ressortir une appréciation globalement positive de la session. Les participants ont particulièrement salué la clarté du contenu, la bonne structuration du programme, la qualité des interventions, la pertinence des thématiques abordées, ainsi que la richesse des échanges entre formateurs et participants.
Quelques points d’amélioration ont également été relevés, notamment concernant le rythme soutenu de la formation et la durée jugée relativement courte au regard de l’importance des thématiques abordées. Ces observations permettront à l’ANSSI d’améliorer progressivement l’organisation des prochaines sessions.
Cette formation marque une étape importante dans la construction d’une réponse nationale plus coordonnée et plus adaptée face aux nouvelles formes de criminalité numérique. Elle contribue à renforcer les capacités opérationnelles et juridiques des acteurs appelés à intervenir dans la prévention, l’enquête, la poursuite et le traitement des infractions cyber.
L’ANSSI réaffirme sa disponibilité à poursuivre l’accompagnement des acteurs judiciaires, des institutions publiques et des partenaires concernés, afin de renforcer durablement les capacités nationales en matière de prévention, de détection, de traitement et de réponse aux cybermenaces.
Comme l’a rappelé le Directeur Général Adjoint de l’ANSSI lors de la clôture : « La cybersécurité n’est pas seulement une affaire de technologie. Elle est aussi une responsabilité collective, au service de la confiance, de la justice et de la souveraineté nationale. »






